3.7. Allouer l'espace disque

Il existe trois manières pour allouer l'espace disque pour FreeBSD. Le partionnement guidé (Guided) fixe automatiquement les partitions disque, alors que le partionnement manuel (Manual) permet aux utilisateurs avancés de créer des partitions sur mesures. Enfin, il y a la possibilité de lancer un interpréteur de commandes dans lequel les programmes en ligne de commande comme gpart(8), fdisk(8), et bsdlabel(8) pourront être utilisés directement.

Figure 3.10. Sélection du partitionnement guidé ou manuel
Sélection du partitionnement guidé ou manuel

3.7.1. Partitionnement guidé

Si plusieurs disques sont connectés, choisissez celui sur lequel FreeBSD doit être installé.

Figure 3.11. Sélection parmi plusieurs disques
Sélection parmi plusieurs disques

L'intégralité ou juste une portion du disque peut être allouée pour FreeBSD. Si [ Entire Disk ] est sélectionné, une partition recouvrant la totalité du disque est créée. Sélectionner [ Partition ] créé une partition dans l'espace inutilisé du disque.

Figure 3.12. Sélection de l'intégralité du disque ou d'une partition
Sélection de l'intégralité du disque ou d'une partition

Une fois les partitions créés, vérifiez attentivement le résultat. Si une erreur a été faite, sélectionner [ Revert ] permettra de revenir au partionnement de départ, ou [ Auto ] créera les partitions FreeBSD automatiquement. Les partitions peuvent être créées, modifiées, ou supprimées manuellement. Quand le partionnement est correct, sélectionner [ Finish ] pour poursuivre l'installation.

Figure 3.13. Vérification des partitions créés
Vérification des partitions créés

3.7.2. Partitionnement manuel

Le partionnement manuel envoie directement dans l'éditeur de partitions.

Figure 3.14. Créer manuellement les partitions
Créer manuellement les partitions

Sélectionner un disque (ada0 dans cet exemple) et [ Create ] permet d'afficher un menu pour le choix du type de table de partitionnement.

Figure 3.15. Créer manuellement les partitions
Créer manuellement les partitions

Le partionnement GPT est généralement le choix le plus approprié pour les ordinateurs de type PC. Les systèmes d'exploitation anciens ne sont pas compatibles avec GPT et peuvent nécessiter à la place un partitionnement de type MBR. Les autres systèmes de partitionnement sont en général utilisés pour les ordinateurs anciens ou particuliers.

Tableau 3.1. Tables de partitionnement
AbbréviationDescription
APMTable de partion Apple, utilisée par le PowerPC® Macintosh®.
BSDPartitions BSD (BSD Labels) sans MBR, parfois appelé dangerously dedicated mode ou « mode dédié ». Consulter la page de manuel bsdlabel(8).
GPTTable de partition GUID.
MBRMaster Boot Record.
PC98Variante du MBR, utilisée par les ordinateurs de type NEC PC-98.
VTOC8Volume Table Of Contents, utilisé par les ordinateurs Sun SPARC64 et UltraSPARC.

Après avoir choisi et créé le partitionnement, sélectionner à nouveau [ Create ] créera les nouvelles partitions.

Figure 3.16. Créer manuellement les partitions
Créer manuellement les partitions

Une installation standard de FreeBSD avec GPT utilise au moins trois partitions:

Partitionnement GPT standard sous FreeBSD
  • freebsd-boot - Code de démarrage FreeBSD.

  • freebsd-ufs - Une système de fichiers UFS FreeBSD.

  • freebsd-swap - Espace de pagination pour FreeBSD.

Un autre type de partition qui vaut la peine d'être mentionné freebsd-zfs, employé pour des partitions qui contiendront un système de fichiers FreeBSD ZFS. Voir linkend="filesystems-zfs" . La page de manuel gpart(8) liste d'autres types de partitions disponibles pour GPT.

Des partitions avec plusieurs systèmes de fichiers peuvent être utilisées, certaines personnes peuvent préférer une organisation plus traditionnelle avec des partitions séparées pour les systèmes de fichiers /, /var, /tmp, et /usr. Consulter Exemple 3.3, « Création d'un système traditionnel de partitions pour systèmes de fichiers séparés », pour un exemple.

Les tailles peuvent être entrées avec les abréviations courantes: K for kilooctet, M pour mégaoctets, ou G pour gigaoctets.

Astuce:

Un alignement correct des secteurs sur le disque permet de meilleures performances, et créer des partitions de tailles multiples de 4K permet de s'assurer de l'alignement sur les disques à secteur de 512 octets ou 4 Koctets. Généralement, employer des tailles de partition qui sont des multiples d'1M ou 1G est le moyen le plus simple de garantir que chaque partition débute sur un multiple de 4K. Une exception: à présent, la partition freebsd-boot ne devrait pas dépasser 512K en raison de limitations du code de démarrage.

Un point de montage est nécessaire si cette partition contiendra un système de fichiers. Si une seule partition UFS unique sera créée, le point de montage devra être /.

Un label est également demandé. Un label (ou étiquette) est le nom par lequel la partition sera connue. Les noms ou numéros de disques peuvent varier si le disque est connecté à un contrôleur ou port différent, mais le label de partition ne changera pas. Se référer aux labels plutôt qu'aux noms de disques et numéros de partitions dans les fichiers comme /etc/fstab rend le système plus tolérant aux changements de matériel. Les labels GPT apparaissent dans le répertoire /dev/gpt/ lorsqu'un disque est attaché au système. Les autres systèmes de partitionnement présentent d'autres possibilités au niveau des labels, et leur labels apparaissent sous différentes répertoires dans /dev/.

Astuce:

Employez un label unique pour chaque système de fichiers pour éviter les conflits avec les labels identiques. Quelques lettres du nom du l'ordinateur, de son rôle, ou de son emplacement peuvent être ajoutées au label. Par exemple, labroot ou rootfs-lab pour la partition UFS racine de l'ordinateur du laboratoire.

Exemple 3.3. Création d'un système traditionnel de partitions pour systèmes de fichiers séparés

Pour une organisation traditionnelle de partitions dans laquelle les répertoires /, /var, /tmp, et /usr sont des systèmes de fichiers séparés ayant chacun leur propre partition, créer une table de partition GPT, puis créer les partitions comme montré ci-après. Les tailles de partitions indiquées sont celles typiques pour un disque de 20G. Si plus d'espace est disponible sur le disque cible, une partition de pagination ou une partition /var plus importantes peuvent être utiles. Les labels utilisés ici sont préfixés par ex pour « exemple », mais le lecteur peut utiliser un autre label unique comme décrit plus haut.

Par défaut, le programme gptboot de FreeBSD s'attend à ce que la première partition UFS trouvée soit la partition /.

Type de partitionTaillePoint de montageLabel
freebsd-boot512K  
freebsd-ufs2G/exrootfs
freebsd-swap4G exswap
freebsd-ufs2G/varexvarfs
freebsd-ufs1G/tmpextmpfs
freebsd-ufsvaleur proposée par défaut (le reste du disque)/usrexusrfs

Après la création des partitions, sélectionnez [ Finish ] pour poursuivre l'installation.

Ce document, ainsi que d'autres peut être téléchargé sur ftp://ftp.FreeBSD.org/pub/FreeBSD/doc/

Pour toutes questions à propos de FreeBSD, lisez la documentation avant de contacter <questions@FreeBSD.org>.

Pour les questions sur cette documentation, contactez <doc@FreeBSD.org>.